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Poumon économique de l’Afrique de l’ouest, la Côte d’Ivoire s’en sort bien malgré la crise sanitaire. Avec une inflation maitrisée, un taux d’endettement largement en deçà des limites régionales et une croissance stable, le pays tient le coup. Et mieux, le Fonds monétaire international (Fmi) annonce une croissance record pour l’an prochain. Décryptage d’une économie à toute épreuve.

Les institutions de Bretton woods (Fmi et Banque mondiale) et l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) avaient craint, début 2020 que la pandémie ne crucifie les économies en croissance notamment celles africaines. Si par rapport à sa population, la Côte d’Ivoire a été beaucoup moins atteinte que d’autres pays, un peu plus de 80.000 cas début février et 780 morts, le pays a su, mieux que ses voisins s’adapter économiquement et surtout, reprendre le cap qu’il s’est donné ces dernières années. Ainsi, dès le début de cette année, les bonnes nouvelles tombent. Le pays s’en sort plus aisément que prévu et surtout, reprend sa croissance économique. « Nous avons la chance d’avoir un chef d’Etat qui, en matière de macroéconomie, s’y connaît » constate, à Abidjan, un fonctionnaire de l’Uemoa. Le pays a su aussi compter sur la résilience de sa population.

Résilience sociale et résistance économique

Abidjan est, en Afrique de l’ouest, la capitale par excellence du « bien-vivre ». Cet état d’esprit porté par un mental équivoque a énormément joué en faveur de l’économie. Globalement, le pays a connu très peu de période de confinement et grâce à une prise de conscience rapide soufflée par le gouvernement, les ivoiriens ont respectés en général les gestes barrières. Dans les rues d’Abidjan, même si les maquis sont quasi remplis, le port de masque a été largement intégré aux habitudes. Cette flexibilité a permis à l’économie de tenir la route d’autant que des mesures sociales et économiques ont été prises. L’ex Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly a immédiatement mis en place un fonds de soutien au secteur privé de 250 milliards. Les principales filières de l’économie ivoirienne que sont l’anacarde, le coton, l’hévéa, le palmier à huile, le cacao et le café ont été portés par un soutien financier direct là aussi, de 250 milliards. Ces dispositions sociales et économiques ont été reconduites pour beaucoup d’entre elles l’année suivante. Cette prévoyance a permis de sauver l’économie d’un chaos et surtout, d’assurer un rebond rapide de la croissance sur laquelle mise Alassane Ouattara depuis son arrivée au pouvoir en 2011 d’autant qu’il a retrouvé l’éléphant économique de l’Afrique francophone avec une croissance négative.

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