Conférence régionale sur la lutte contre le trafic illicite de migrants : Antoine Félix Diome vante les efforts du Sénégal pour endiguer le phénomène

La capitale sénégalaise a accueilli ce mardi 11 Avril 2022, la troisième conférence régionale des directeurs généraux et hauts commandants des forces de sécurité intérieure et des hauts fonctionnaires de justice, sur la lutte contre le trafic illicite de migrants et la traite des personnes. 

Cette conférence, la troisième du genre, s’articule autour du mécanisme permanent de suivi de la déclaration de Niamey (18 Mars 2018), pour coordonner efficacement les actions contre la traite des personnes et le trafic illicite de migrants. 
Venu présider la cérémonie d’ouverture de cette conférence régionale, le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique du Sénégal, Antoine Felix Diome, a insisté sur la nécessité des États membres de la déclaration de Niamey,  de combattre ce fléau devenu très récurrent dans le monde. « Ce combat s’impose à nous tous en raison des effets néfastes et dramatiques que ce type de trafic induit au plan économique et social dans le pays. C’est l’une des raisons pour lesquelles il y a une nouvelle dimension qui est intégrée de façon holistique », a insisté le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique. 

Par ailleurs, Abdoulaye Antoine Félix Diome rappelle que le Sénégal est en grande avance par rapport à la lutte contre ces pratiques malsaines. C’est dans ce cadre, souligne le ministre, qu’un arsenal juridique a été mis en place pour barrer la route aux malfaiteurs. « Le Sénégal pour sa part à très tôt mis en place des dispositifs de riposte. En effet dès 2005, il a intégré dans son arsenal juridique répressif de lourdes sanctions contre les auteurs de trafic de migrants ou d’infractions connexes. Dans le même ordre d’idées en 2018, il a été créée au sein de la direction de la police de l’air et des frontières, une division spécialisée avec une compétence nationale, à savoir la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et des pratiques assimilées. 

Sans oublier la cellule nationale de lutte contre la traite de personnes créée au niveau du ministère de la justice. Au-delà de tous ces mécanismes, il a été jugé nécessaire d’aller plus en avant. C’est pour ces raisons que le président Macky Sall a décidé en décembre 2020, d’installer au sein du ministère de l’intérieur, un Comité interministériel de lutte contre l’émigration irrégulière. C’est une structure regroupée des acteurs étatiques mais aussi non étatiques pour la coordination de la prise en charge inclusive de tous les aspects liés à la migration irrégulière dans ses dimensions transversales, préventives et communautaires. Toutes ces actions ont permis de limiter ou de contrecarrer des tentatives de départ, voire de démanteler des réseaux criminels de trafiquants ou de traite des personnes. Ces initiatives du gouvernement sénégalais ont permis de conduire avec succès des actions de coopération avec des pays parties à la déclaration de Niamey », a rappelé le ministre…

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.