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Amadou Bâ, un menteur hors-pair ( Par Moïse Rampino)

Après le vibrant camouflet reçu par l’Etat du Sénégal, le ministre des affaires étrangères, Amadou Bâ, a cru bon de rejaillir auprès de l’opinion, après avoir été humilié et placardé comme un cafard, en pondant un communiqué laconique somme toute mensonger. Même en mensonge ce ministre est nul sinon il n’aurait jamais eu l’outrecuidance de démentir M. Samba Ndiaye Seck, Directeur de cabinet du Secrétaire d’État auprès du Gardes des sceaux, ministre de la justice, chargé de la Promotion des droits humains et de la bonne gouvernance, et le Comité des droits de l’homme, et  Mme Fatou Gaye , ministre-conseillère à la Mission permanente du Sénégal auprès des Nations Unies à Genève, qui représentaient l’Etat du Sénégal à l’occasion de l’examen du rapport soumis par le Sénégal au tire du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

1/ Surement perturbé par cette énième victoire du frère Karim Wade, Amadou Bâ en déclarant que ‘’ la délégation sénégalaise n’a, en aucun cas et sous quelque forme que ce soit, pris des engagements allant dans le sens d’une « réhabilitation » de Monsieur Karim Wade, ou d’une « réparation » d’un « préjudice » qu’il aurait subi’’, a pris le contrepied de la délégation Sénégalaise, alors présente à Genève, qui déclarait un peu plus tôt que ‘’ les autorités sénégalaises sont prêtes à accorder une réparation et, à cette fin, à actionner une procédure afin de déterminer le préjudice subi.’’

2/ Pour finir, le sieur Bâ d’enchainer que ‘’ les informations publiées à ce sujet sont dénuées de tout fondement et relèvent de la méconnaissance des procédures du droit sénégalais et des positions antérieurement et clairement exprimées par le Sénégal sur la question.’’

De quel droit Sénégalais nous parle alors monsieur Bâ Amadou? Pour être succinct, il urge de lui rappeler qu’au Sénégal,  le droit a foutu le camp depuis fort longtemps puisque notre justice loin d’être indépendante n’est point impartiale. Elle est dans la réalité politisée et sélective. Fait confirmé par le président Macky Sall qui a, dans un passé récent, confirmé que les magistrats Sénégalais, corrompus qu’ils sont dans leur écrasante majorité,  dépendent de son bon vouloir lorsqu’il affirmait, sans aucune contrainte, dans un entretien accordé à Jeune Afrique ‘’ qu’il n’y a pas d’acharnement, sur qui que ce soit. Vous seriez surpris par le nombre de dossiers auxquels je n’ai pas donné suite’’. Mieux ou pire, il enchainait, le 26 novembre 2016, lors de l’ouverture du XVIème sommet de la Francophonie que ‘’la justice pénale internationale ne peut véritablement être crédible que si elle observe les principes d’objectivité, de non sélectivité et d’impartialité ».

Monsieur Amadou Bâ, je pense que le Président Macky Sall vous a suffisamment répondu alors je ne m’épancherai aucunement sur votre déclaration mensongère qui montre une fois de plus la panique qui s’empare du gouvernement à chaque fois que le nom de Karim Wade est prononcé. Conseil de frère, monsieur Amadou Bâ, la prochaine fois, au moins, prenez le soin de vérifier les déclarations antérieures de votre mentor si vous ne voulez pas être ridicule aux yeux de l’opinion.

Dans tous les cas, rien, ni personne ne peut empêcher la réhabilitation et la réparation des préjudices subis par le frère Karim Wade comme l’a instruit le comité des droits de l’homme des nations-unies car selon le brillant magistrat sénégalais Malick SOW, ‘’cette instance est la seule procédure spéciale de l’ONU doté de compétences quasi juridictionnelles. Il fonctionne comme un tribunal, avec des délais impératifs, des voies de recours, et une procédure précise qui respecte le principe du contradictoire.

Ainsi, le ministre des affaires étrangères ferait mieux de revoir sa copie lorsqu’il fanfaronne que ‘’ par conséquent, les informations publiées à ce sujet sont dénuées de tout fondement et relèvent de la méconnaissance des procédures du droit sénégalais et des positions antérieurement et clairement exprimées par le Sénégal sur la question.’’ Le magistrat Sow Malick, qui fait la fierté de toute l’Afrique pour avoir présidé ce groupe de travail, comme pour répondre à ce mythomane et nullissime ministre des affaires étrangères de ressasser que ‘’ les décisions rendues par ce groupe sont des véritables décisions même si elles sont appelées des avis pour des raisons diplomatiques.’’

Eternel Wadiste

Moïse Rampino

Source: seneposte.com

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