Dans un contexte marqué par les débats sur l’équité territoriale et le développement des régions de l’intérieur, Dr Ibrahima Ndiaye, leader du mouvement Conquête Citoyenne, livre son analyse sur la situation socio-économique de Tambacounda. Pour lui, malgré les efforts réalisés ces dernières années, les populations de l’intérieur du pays continuent de ressentir une forme de marginalisation économique.
Selon lui, Tambacounda possède pourtant des atouts considérables, notamment de vastes terres agricoles, des ressources minières importantes ainsi qu’une position stratégique dans les échanges sous-régionaux. À cela s’ajoute une jeunesse qu’il décrit comme « courageuse et dynamique ». Mais malgré ces potentialités, il estime que les retombées du développement restent encore limitées pour une grande partie des habitants.
« Oui, des infrastructures ont été réalisées, des routes ont été construites et certains services se sont améliorés. Il faut reconnaître les avancées avec honnêteté », affirme-t-il. Toutefois, il considère que les infrastructures seules ne suffisent pas à garantir un développement équilibré.
Pour le leader de Conquête Citoyenne, la véritable équité territoriale doit se mesurer à travers des critères concrets : la création d’emplois pour les jeunes, l’accès à des soins de qualité, une école performante et le développement d’industries locales capables de transformer les ressources disponibles dans les régions.
Il regrette également que la croissance économique reste encore fortement concentrée autour des grands centres urbains, pendant que des territoires comme Tambacounda continuent principalement à fournir des ressources et de la main-d’œuvre sans bénéficier pleinement des richesses créées.
Dans son analyse, Dr Ibrahima Ndiaye appelle à une « justice territoriale réelle et courageuse ». Selon lui, le Sénégal ne pourra atteindre un développement harmonieux sans une meilleure prise en compte des régions de l’intérieur dans les politiques publiques.
« Chaque Sénégalais, qu’il vive à Dakar, Tambacounda, Kédougou ou Matam, doit avoir les mêmes chances de réussite et le même accès aux opportunités », soutient-il.
À travers cette sortie, le leader politique insiste sur la nécessité de faire des territoires de l’intérieur de véritables moteurs stratégiques de la croissance nationale.
