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Sédhiou- Faute de cadre institutionnel l’Afrique sous la menace d’une dépendance alimentaire

« La législation nationale criminalise les semences paysannes or, la législation internationale, dans le traité sur les ressources Hydro génétiques pour l’alimentation et l’agriculture, reconnaît en son article 9, le droit des paysans d’utiliser leur semence »

Brandissant cet article, Papa Maîssa Dieng, professeur de droit public international et de droit de l’environnement à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, martèle que « sous la pression de lobbies, le Sénégal et d’autres pays africains, n’arrivent pas à opérationnaliser cette réglementation internationale ».

Pour défendre cette cause écologique, le mouvement panafricain dénommé « Nous sommes la solution » déroule un paquet d’activités dans toutes les régions du Sénégal et de la sous-région pour conscientiser le monde paysan de l’existence de ce droit à préserver.

Pour Papa Maïssa Dieng, les firmes internationales se sont appuyées sur le levier sous-régional pour disposer d’une réglementation sous-régionale qui, une fois approuvée, imposerait aux pays africains de privatiser les semences qui deviendraient leur propriété. Ce qui, conclut-il, constitue une menace de dépendance alimentaire.

Mariama Sonko, la présidente dudit mouvement panafricain, s’appuyant sur le vieux dicton qui dit que « qui contrôle ton ventre contrôle ton esprit » parle d’un néocolonialisme alimentaire. À l’en croire, « L’agroécologie est la seule pratique qui puisse permettre de vivre longuement et sainement car, la semence, dit-elle, n’est pas seulement un aliment mais une âme, un patrimoine culturel et cultuel ».

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