Le vent du changement souffle avec fermeté sur le patrimoine foncier de l’État. Ce qui n’était hier qu’un engagement politique résonne aujourd’hui comme une réalité judiciaire implacable : un vaste réseau de trafic illégal de foncier vient d’être démantelé.
Des notaires, soupçonnés d’avoir participé à des opérations de bradation du patrimoine public, d’attributions douteuses de terrains et de pratiques opaques contraires à l’éthique républicaine, ont été placés sous contrôle judiciaire par le juge d’instruction, dossiers en main.
L’État frappe. Et il frappe fort.
Une promesse devenue action
Lors d’un entretien accordé à Walfadjiri, le Premier ministre Ousmane Sonko avait été sans équivoque :
Tous les réseaux du foncier national seront traqués, démantelés et traduits en justice une fois au pouvoir.
Aujourd’hui, les faits semblent donner corps à cette déclaration. Le foncier, longtemps considéré comme un terrain miné de spéculations et d’arrangements obscurs, entre dans une nouvelle ère : celle de la reddition des comptes.
Une chaîne de responsabilité qui s’élargit
Après les douaniers.
Après des officiers supérieurs.
Voici désormais des notaires placés sous le feu des projecteurs judiciaires.
Ce n’est pas une chasse aux sorcières. C’est une opération d’assainissement. Une volonté affichée de restaurer l’autorité de l’État sur son patrimoine et de briser les réseaux d’influence qui prospéraient dans l’ombre.
Le message est clair : aucune corporation n’est intouchable.
Transparence et rupture
Ce démantèlement marque un tournant. Il illustre une gouvernance qui revendique la transparence comme principe cardinal et la justice comme instrument de régulation.
Dans un pays où la question foncière est souvent source de tensions sociales, d’injustices et de frustrations, cette dynamique judiciaire envoie un signal fort : le patrimoine national n’est ni un butin, ni une monnaie d’échange.
La République reprend ses droits.
Une affaire loin d’être close
Les investigations se poursuivent. Les ramifications de ce réseau pourraient révéler d’autres complicités et mettre en lumière des mécanismes longtemps dissimulés.
Une chose est certaine : le chantier du foncier national est désormais ouvert, et il s’annonce profond.
Nous y reviendrons dans les jours à venir.
La Rédaction de Sénégal Infos
