Le symbole de la Casamance agricole
En se rendant dans le département de Vélingara, et plus précisément à Saré Coly Sallé, le président Bassirou Diomaye Faye n’a pas choisi ce lieu au hasard. Cette zone, réputée pour sa fertilité et son potentiel agricole immense, sert désormais de vitrine à la nouvelle politique de souveraineté alimentaire prônée par le gouvernement de rupture.
Les points clés du discours présidentiel
Lors de sa visite sur les sites de production, le chef de l’État a insisté sur plusieurs piliers fondamentaux :
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La valorisation des terres : Le président a martelé que le Sénégal possède suffisamment de terres arables et de ressources en eau pour ne plus dépendre du riz importé ou des produits de base venant de l’extérieur.
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Le soutien aux producteurs locaux : Diomaye Faye a promis un accompagnement accru de l’État, non seulement en termes de semences et d’engrais, mais aussi par une mécanisation plus moderne pour augmenter les rendements.
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La sécurisation foncière : Un point crucial a été soulevé concernant la protection des terres des paysans face à l’accaparement foncier, garantissant ainsi que ceux qui travaillent la terre en soient les premiers bénéficiaires.
Un message politique fort
Au-delà de l’aspect technique, cette descente sur le terrain à Saré Coly Sallé est un message envoyé à la jeunesse sénégalaise. Le président souhaite redonner ses lettres de noblesse au métier d’agriculteur en en faisant un levier de croissance économique réelle.
« La souveraineté alimentaire n’est plus une option, c’est un impératif de sécurité nationale », a laissé entendre le chef de l’État devant les populations locales.
De la parole aux actes
Pour les observateurs et les populations de Saré Coly Sallé, cette visite suscite beaucoup d’espoir. Si le régime précédent avait lancé plusieurs programmes (comme le PRACAS), l’approche de Diomaye Faye se veut plus endogène, centrée sur le producteur de base et la réduction drastique des intermédiaires qui pèsent sur les prix.
