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Mon Dieu, venez au secours des Sénégalais !

Mon Dieu, venez au secours des Sénégalais. Ils sont comme devenus fous, aigris, violents, insouciants. Si le degré d’humanisme d’un peuple, d’un homme, peut se mesurer à l’aune de son engagement volontaire, bénévole, conscient, auprès de son semblable en vue d’apprécier ses souffrances et de l’élever à la supra humanité, tout est alors permis de dire qu’à observer le fonctionnement de beaucoup de nos centres de santé et instituts hospitaliers, que nous sommes devenus des barbares, des êtres immondes, prêts à danser autour du malade, pour ne pas dire d’humour. Cela ne peut pas continuer, trop c’est trop.

Il est indécent, inadmissible de fermer les yeux sur ces situations lamentables, inhumaines, abjectes, qui se passent dans nos instituts et centres de santé. Tout se passe comme si nous avions perdu la tête.

S’il est bon de revendiquer de meilleures conditions de travail, de rémunérations promises par l’autorité et qui, il faut le reconnaitre, arrivent presque toujours en tard, il est aussi bon pour des agents de santé de faire preuve d’éthique de gestion.

En effet, la revalorisation de l’institution hospitalière n’est pas seulement matérielle et/ou financière, elle est aussi et surtout philosophique, morale, psychique, spirituelle. Ne dit-on pas très souvent dans notre pays, que « Diangalé kate et Docteur kène mounou lène faye, yalla rek molène meune faye ?»

Autrement dit, personne ne peut rémunérer, à sa juste mesure, enseignants et personnels soignants hospitaliers. Seul Dieu en est capable. Ceci pour dire que les bons enseignants et hommes de santé sont des leviers indispensables, incontournables dans la construction de l’homme.

Cependant, il devient inadmissible, qu’au moment où le malade souffre, qu’il vit d’angoisse, de stress, que le préposé à sa santé, se préoccupe plus de feuilleton d’une insipidité navrante que de sa santé.

Et nous passons sous silence tous les mots parfois orduriers de certains, si jamais vous osez leur rappeler leur noble mission. Nous pensons qu’il est temps, grandement temps, que l’on change de comportements dans nos hôpitaux et postes de santé. Il y va du destin majeur de notre humanité, de notre humanisme.

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