Lettre publique adressée au procureur de Mbour par un citoyen sur la situation désastreuse que traverse la municipalité de Sindia.

À l’attention de Monsieur le Procureur de Mbour,

Monsieur le Procureur,

Je me permets de vous écrire aujourd’hui pour attirer votre attention sur la situation critique que traverse notre commune de Sindia. Cette situation ne peut plus durer et nécessite une intervention rapide et efficace des autorités compétentes.

Nous faisons face à un manque d’eau, d’électricité, d’infrastructures sanitaires et à une insécurité grandissante. Notre maire, Monsieur Thierno Diagne, est actuellement en liberté provisoire, accusé de plusieurs infractions graves, relayées par plusieurs organes de presse :

– Blanchiment de capitaux : libération provisoire accordée le 4 septembre 2024 par Smedia Actualité.
– Détention de faux billets de banque : arrêté le 22 mai 2024, rapporté par Pulse Sénégal.
– Usage de faux dans un document administratif : mentionné par Dakaractu le 16 mars 2022.
– Escroquerie foncière portant sur une somme de 1,7 milliard de francs CFA au préjudice de la Fondation Sonatel : Rapporté par Dakaractu le 16 mars 2022.
– Conflit avec la Fondation Sonatel concernant l’attribution de parcelles de terrain : mentionné par Dakaractu le 16 mars 2022.

Depuis ces arrestations, rien ne bouge dans notre commune. Si cela est dû aux accusations portées contre lui, il est impératif que la justice aille jusqu’au bout pour permettre à la population de Sindia d’avoir un maire qui veille à son bien-être.

En tant que procureur, votre rôle est crucial pour garantir la justice et la protection des citoyens. Vous êtes l’avocat du peuple, et il est de votre devoir de prendre les mesures nécessaires pour rétablir l’ordre et la justice dans notre commune. Nous vous demandons d’agir en conséquence et de faire respecter la loi, conformément aux articles suivants du Code général des collectivités territoriales (CGCT) du Sénégal :

– Article 135 du CGCT : Mesures en cas de condamnation pour crime.
– Article 140 du CGCT : fautes pouvant entraîner des actions similaires.

Si ces informations sont fondées, nous vous prions d’appliquer ce que la loi stipule dans de tels cas. Nous ne pouvons pas rester muets face à cette situation qui paralyse notre commune. Il est impératif que la justice soit rendue et que notre commune retrouve un fonctionnement normal.

Je vous prie, Monsieur le Procureur, d’agir en toute justice et équité pour le bien-être de notre commune. L’humanité et la solidarité envers nos concitoyens sont des valeurs que nous devons promouvoir activement.

Dans l’attente de votre réaction, veuillez agréer, Monsieur le Procureur, l’expression de ma haute considération.

Jub jubal jubanti.
LE THIE

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