La quatrième tentative fut donc la bonne pour Alexander Zverev. Comme Andre Agassi, Goran Ivanisevic ou Dominic Thiem avant lui, l’Allemand a débloqué son compteur en Grand Chelem après trois échecs subis en finale. Dont un en 2024 à Paris, où il avait mené deux sets à un face à Carlos Alcaraz avant de s’effondrer.

Né un an après la dernière victoire d’un joueur allemand en Grand Chelem (Boris Becker à l’Open d’Australie 1996), le Hambourgeois, également battu en finale de l’US Open 2020 (par Dominic Thiem) et de l’Open d’Australie 2025 (par Jannik Sinner), a survolé les débats dans la manche décisive, Flavio Cobolli ne tenant pas le choc sur le plan physique.

Beaucoup de nervosité

Mieux entré dans le match qu’un Cobolli tendu pour sa première finale en Grand Chelem à 24 ans, Alexander Zverev a offert le break à son adversaire à 3-3 dans la deuxième manche, enchaînant une double faute et une faute grossière en coup droit.

Quelques jeux plus tard, l’Italien ne s’est pas fait prié pour égaliser à une manche partout. Les fantômes des deux premières finales de Zverev en Grand Chelem (US Open 2020 et Roland-Garros 2024), perdues après avoir mené d’une ou deux manches, ressurgissaient soudain sur le Central parisien baigné de soleil.

A nouveau impérial au service, l’Allemand a cependant repris le contrôle du match dans la 3e manche. Menaçant sur quasiment tous les jeux de service de Cobolli, il a fini par trouver l’ouverture à 5-4 en sa faveur, sur un coup droit dans le couloir de l’Italien. Son bras s’est à nouveau tendu dans le quatrième set, mais ce coup de mou fut sans conséquence.