Mame Mbaye Niang face à la vérité : quand le mensonge atteint ses limites
Mame Mbaye Niang n’aura été, en définitive, qu’une tête de turc instrumentalisée à des fins politiques, acceptant de s’inscrire durablement dans une logique de mensonge, sans éthique ni compassion. Il a agi, persisté et assumé une posture de déni, jusqu’à choisir la fuite plutôt que l’affrontement loyal avec la vérité.
En quittant son pays, Mame Mbaye Niang a cru pouvoir se soustraire au jugement des faits. Mais la vérité, qu’il a méprisée avec constance, finit toujours par rattraper ceux qui la fuient. La dignité commande aujourd’hui qu’il se présente, qu’il fasse face à ses propres contradictions et qu’il affronte les mensonges qu’il a lui-même construits.
Cette exigence de vérité ne s’adresse pas uniquement à un homme. Elle concerne également le ministère public, appelé à se présenter pour être confronté à une réalité simple, mais longtemps éclipsée, au détriment de la justice et à l’encontre de l’honneur même de l’institution judiciaire. Une vérité occultée ne disparaît jamais ; elle s’impose tôt ou tard avec la force de l’évidence.
Il faut le rappeler avec gravité : l’immortalité appartient à la vérité, tandis que le mensonge n’est qu’une construction éphémère, condamnée à s’effondrer sous le poids des faits. Nul ne peut bâtir durablement son destin sur le faux sans en payer le prix.
Le point de presse annoncé s’inscrit donc dans cette dynamique de clarification. Il ne s’agit ni d’un acharnement ni d’une revanche, mais d’une information portée sur un procès inédit au Sénégal, dicté par une nécessité fondamentale : rétablir la vérité, restaurer la dignité de l’homme et réconcilier la justice avec sa mission première.
Car au-delà des personnes, c’est l’honneur de la justice qui est en jeu.
Je vous remercie.
La Rédaction de Sénégal Infos
