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De l’efficacité des politiques de réinsertion des mères adolescentes dans les écoles en Afrique (Fawe)

L’organisation non gouvernementale (ONG), FAWE (Forum for African Women Educationalists) s’active dans la promotion de l’éducation des filles et l’auto mobilisation des femmes à travers l’éducation. Elle a, dans ce cadre, organisé, ce jeudi 15 juillet, un atelier de validation du rapport sur l’évaluation de l’efficacité des politiques de réinsertion des mères adolescentes dans les écoles au Sénégal, au Malawi, en Tanzanie et en Namibie.
 
Lequel a pour objectif général de valider ce rapport, partager les résultats du rapport avec les acteurs du secteur de l’éducation, les Ong et de faire une recommandation.
 
Une occasion à laquelle la présidente du forum des éducatrices africaines de l’antenne sénégalaise, Anta Fall Basse Konté, a tenu à apporter des éclairages sur ledit atelier, lequel « concerne la validation d’une étude qui a été faite au niveau de 4 pays. Le consultant Abdoul Moussa Dia a réalisé des études au Sénégal. Il s’agissait de voir l’efficacité des politiques de réinsertion des mères adolescentes dans les écoles au Sénégal, au Malawi, en Tanzanie et en Namibie. Cette rencontre fait l’objet d’un partage de l’étude », fait savoir la présidente, Anta Fall Konté.
 
Concernant la situation de l’application des textes au Sénégal, elle a reconnu que « Beaucoup de problèmes se sont posés notamment au niveau sociétal mais également juridique, quand on sait que sur le plan social, une tendance de stigmatisation se dessine à l’endroit des filles qui sont enceintes ou atteintes de grossesse non désirées. Cela pose un problème. Généralement, ces filles ne veulent pas revenir à l’école. Certains chefs d’établissement prennent la responsabilité de les orienter dans d’autres établissements après l’accouchement ». Et d’ajouter : « Sur le plan juridique, il y a un texte qui a un contenu. Mais c’est en équivoque puisqu’il relève de plusieurs interprétations. Le texte gagnerait à être revu et réorienté en fonction au niveau local », soutient-elle.
 
S’agissant de la réinsertion des mères adolescentes dans les écoles après l’accouchement, elle affirme: « C’est une tâche facile puis qu’il s’agit d’une fille qui était déjà dans le système, et à un moment donné, elle a dû arrêter ses études pour avoir contracté une grossesse, donc il n’y a aucun problème qu’elle soit réinsérée dans l’éducation », explique ainsi la présidente du forum des éducatrices africaines.
 
Par ailleurs, El Hadji Abdoul Dia, l’un des modérateurs lors de l’étude, est revenu sur les difficultés auxquelles ils (Les modérateurs) sont confrontés au cours de l’évaluation. « La première découle en pleine période de la pandémie, il fallait trouver un moyen de communiquer avec les gens sans pour autant les approcher encore moins être en contact physique avec eux. Tout ce que nous pouvons faire c’est de faire des entretiens en ligne. Chose qui n’était pas favorable mais due à la contrainte de la situation », déplore-t-il.
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