À l’ONU, la RDC réclame des sanctions contre le Rwanda alors que les combats font rage autour de Goma

En République démocratique du Congo (RDC), les combats entre l’armée de RDC et les membres du M23, groupe armé soutenu par le Rwanda, font toujours rage dans les environs de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu. Le chef de l’ONU appelle au retrait des forces rwandaises de la RDC. Kinshasa réclame des sanctions contre le Rwanda, accusé d’avoir envoyé de nouvelles troupes en RDC. Un sommet de la Communauté des États d’Afrique de l’Est (EAC) se tiendra « dans les prochaines 48 heures » en présence des présidents congolais Félix Tshisekedi et rwandais Paul Kagame.

Les affrontements ont repris, tôt ce dimanche matin 26 janvier, sur le front situé au nord de la capitale provinciale. Des détonations ont été entendues vers Kibati, à une dizaine de kilomètres de Goma, avec des mouvements de population qui quittent les camps de déplacés, présents dans le secteur, vers le centre-ville. Des détonations ont été entendus encore ce soir dans la ville, selon plusieurs témoins. La ville compte un million d’habitants et au moins autant de déplacés, selon l’Agence France Presse (AFP). Il y a aussi du monde au niveau des postes frontières avec le Rwanda.

« On ne laissera pas le M23 entrer à Goma », a déclaré lors d’un point presse, samedi soir, le porte-parole des forces armées congolaises, rappelle notre correspondante à Kinshasa, Paulina Zidi. Le général Sylvain Ekenge assure que l’armée est déterminée à « repousser l’ennemiC’est maintenant que la guerre commence », a-t-il répondu face à l’ultimatum de 48 heures donné, samedi, par le M23 aux FARDC.

« Vivre avec la peur au ventre », témoignage d’un habitant de Goma

Goma est encerclée par les combats, dans l’attente et dans la peur. La ville est à l’arrêt, les commerces sont fermés, l’eau et l’électricité coupées. C’est le témoignage de cet habitant qui pointe un autre problème, celui des déplacés qui vivent dans des camps non loin des combats et qui affluent massivement dans la ville pour se protéger, mais ils n’ont aucun lieu pour être accueillis. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha) parle de 300 000 personnes qui sont arrivées dans Goma, ces derniers jours.

Ads_Journal_Le-Verdict
Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.