Depuis 2016, le Ministère du Commerce annonce des réformes majeures pour les Chambres de commerce. Mais une question demeure incontournable :
comment prétendre réformer une institution lorsque la légalité elle-même n’est pas rétablie ?
Le cas de la Chambre de commerce de Dakar en est l’exemple le plus préoccupant : une institution centrale continue de fonctionner dans une zone juridiquement contestée depuis des années.
Une crise aggravée par l’illégalité persistante de la Chambre de Dakar
Il est constant que l’Assemblée générale de la Chambre de Dakar a été annulée par la Cour suprême depuis 2011, sans correction institutionnelle décisive.
Mandats expirés, gouvernance prolongée, irrégularités répétées : la légitimité reste fragile.
Avant toute réforme, le Ministère doit d’abord rétablir la légalité.
Pendant ce temps, les Chambres de métiers votent normalement
Le contraste est frappant : les Chambres de métiers organisent leurs élections régulièrement, renouvellent leurs instances et respectent les textes.
Pourquoi ce qui est possible ailleurs reste impossible pour les Chambres de commerce ?
Monsieur le Ministre, l’interpellation est simple :
réformer, oui — mais d’abord légaliser, en commençant par Dakar.
La Rédaction de Sénégal Infos
