Le président de l’Union nationale des Chambres de commerce du Sénégal (UNCCS), Serigne Mboup, a pris position suite à l’annonce par le ministre du Commerce d’un projet de modernisation des instances consulaires. Tout en approuvant la nécessité de cette réforme, il pose une condition non négociable : le retour impératif à la légalité.
Le cas critique de la Chambre de commerce de Dakar
Pour Serigne Mboup, la réussite de ce chantier national repose sur la régularisation des situations institutionnelles actuelles. Il soutient que :
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La légalité est un préalable : Aucune réforme ne peut porter ses fruits tant que des irrégularités persistent, notamment à Dakar.
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L’efficacité économique en dépend : Sans une base juridique solide, les changements annoncés risquent de rester purement théoriques.
Tirer les leçons des échecs précédents
L’homme d’affaires appelle le gouvernement à la vigilance pour éviter de répéter les erreurs juridiques qui ont paralysé le secteur par le passé. Il cite notamment deux exemples majeurs :
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Le décret de 2014, qui avait été annulé par la Cour suprême.
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La loi de 2017, qui n’a jamais pu être appliquée concrètement sur le terrain.
« Il faut éviter l’adoption de textes discriminatoires ou inapplicables qui finiraient, une fois de plus, devant les tribunaux. »
