Jean-Luc Mélenchon, la voix universaliste qui se dresse contre la loi du plus fort
Dans un discours d’urgence, grave et solennel, Jean-Luc Mélenchon a pris la parole pour dénoncer ce qu’il qualifie sans détour d’« enlèvement odieux » : la capture spectaculaire du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines. Plus qu’un fait divers géopolitique, Mélenchon y voit le symptôme d’un monde en rupture, où le droit international cède sous les coups de boutoir de la force brute.
Pour le leader insoumis, l’opération constitue une intervention militaire d’un autre âge, menée sous l’égide de l’administration Donald Trump, avec pour toile de fond la convoitise des ressources pétrolières du Venezuela. « Ce qui est mauvais, martèle-t-il, ce n’est pas tel ou tel gouvernement ; c’est la domination des uns sur les autres. » En une formule, Mélenchon replace le débat au niveau des principes, loin des passions partisanes.
Son alerte est plus large : un basculement dangereux s’opère lorsque « chacun se sent autorisé à n’en faire qu’à sa tête ». C’est la paix mondiale qui vacille, avertit-il, si l’on tolère que la souveraineté nationale soit piétinée. Fidèle à son esprit universaliste, Mélenchon refuse la géopolitique à géométrie variable : le droit doit valoir pour tous, forts comme faibles.
Dans une adresse aux Français, il élargit encore le cercle des préoccupations : la France elle-même n’est pas à l’abri. Il rappelle les déclarations agressives de Washington visant tour à tour le Mexique, le Canada, l’Europe et même le Groenland. « Aujourd’hui Caracas, demain qui ? » interroge-t-il, appelant à une lucidité collective face à ce « moment de grand danger ».
Mais le discours n’est pas seulement une dénonciation ; c’est un appel fédérateur. Mélenchon affirme sa solidarité pleine et entière avec le peuple vénézuélien, et salue la résistance des États souverains — du Mexique à la Colombie, du Brésil à tous ceux qui refusent l’humiliation. Son message transcende les frontières : l’indépendance des peuples n’est pas négociable.
À l’heure où l’impérialisme se pare de discours sécuritaires, Jean-Luc Mélenchon incarne une voix de rassemblement, rappelant que la liberté internationale se construit par la coopération, non par la coercition. Une parole ouverte, universaliste et courageuse, qui appelle à la résistance collective contre la loi du plus fort et redonne sens à l’idée d’un monde régi par le droit, la dignité et l’égalité des nations
La Rédaction de Sénégal Infos
