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Hommage au sculpteur Ousmane Sow, l’une des plus grandes figures de l’art contemporain africain

Ousmane Sow n’était pas un simple sculpteur sénégalais, il était l’une des plus grandes figures de l’art contemporain africain, exposée et reconnue dans le monde entier. Il s’est éteint le 1er décembre 2016 à l’âge de 81 ans.

 

Ousmane Sow, né à Dakar en 1935, a renoncé à son projet d’intégrer l’École des beaux-arts, « faute de moyens » quand il arriva en France en 1957. Grâce à un « don » ou à son talent de sculpteur, il est devenu, en décembre 2013, le premier Africain de l’Académie des Beaux-arts à Paris. Les collectionneurs d’œuvres d’art du monde font aujourd’hui la queue pour accéder à son travail. Des présidents sollicitent ses œuvres magnifiques. L’une d’elles Zulus a coûté la bagatelle de 528 695 euros, en 2014. Il devient ainsi le premier Africain à battre un record mondial de vente d’œuvre.

Sculptant depuis l’enfance, puis tout en exerçant par la suite le métier de kinésithérapeute, c’est seulement à l’âge de 50 ans qu’il décide de se consacrer entièrement à la sculpture.

Ousmane Sow, ce sculpteur des hommes debout

Révélé en 1987 au Centre culturel français de Dakar (actuel Institut français de Dakar) , où il présente sa première série sur les lutteurs Nouba, l’artiste expose six ans plus tard, en 1993, à la Dokumenta de Kassel, en Allemagne. Puis, en 1995, au Palazzo Grassi, à l’occasion du centenaire de la Biennale de Venise. Son exposition sur le Pont des Arts au printemps 1999 attira plus de trois millions de visiteurs.

Grâce à un talent incroyable et par le réalisme des ses créations, il finit par réaliser en 2013 un de ses souhaits, celui d’adhérer à l’Académie des beaux-arts au siège de ce peintre méditatif, chantre de la Nouvelle-Angleterre. Ousmane Sow devient alors le premier Africain à accéder à cette académie.

Puisant son inspiration aussi bien dans la photographie que dans le cinéma, l’histoire ou l’ethnologie, « l’Homme sculpteur » fait (re) découvrir un art d’une vision poétique.

Ses travaux sont élaborés en séries de plusieurs pièces. Il se consacre principalement à la représentation de l’être Humain. Ses œuvres intitulées Zulus sont faites avec de la matière physiologique.

« Il y a au départ des déchets de colle altérée que je laisse macérer et que je mélange à une vingtaine de produits qui finissent par donner un produit onctueux et souple. À la base de la construction, il y a une armature en fer à béton que je recouvre avec une paille plastique imperméable, elle-même recouverte de toile de jute. C’est à partir de là que je travaille au relief musculaire. J’enveloppe ensuite l’ensemble dans un tissu que je recouvre d’argile. Mais l’argile n’est pas indispensable. Je l’utilise uniquement pour accrocher la lumière quand c’est trop lisse », confie l’artiste sénégalais. « L’Homme sculpteur » élabore ses symboles plus grands qu’une créature. Ces « codes » sont un mélange entre des œuvres occidentales et africaines.

Sculpture d'Ousmane Sow

L’œuvre intitulée Zulus (les guerriers conquérants d’Afrique du Sud) est créée comme étant sa plus charmante histoire. Composée de sept guerriers zulus, elle a été vendue aux enchères, acquise par le collectionneur d’art moderne et contemporain François Pinault, à un prix fou : 410 000 euros, soit 528 695 euros avec les charges. Un véritable record que « le vieux » a réalisé dans un marché occidental où l’art contemporain africain a du mal à prendre son envol.

par Times 24

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