Au Sénégal, le drame silencieux des comptes dormants : quand le deuil se double d’une spoliation !

Dans le silence d’un salon à Hamo 4 dans la banlieue de Dakar, une veuve serre contre elle une liasse de papiers jaunis. En ce soir de moi de Ramadan, elle prie encore pour obtenir gain de cause. Depuis quatre ans, elle fait le même trajet, deux fois par mois, vers le siège social d’une agence bancaire à Dakar Plateau. Son mari, emporté par la Covid 19, y a laissé ses économies de toute une vie. Pourtant, malgré les certificats de décès et les jugements d’hérédité, les coffres restent scellés toujours. Derrière les façades de verre et d’acier des banques sénégalaises se joue un drame invisible : celui des comptes dormants. Des milliards de FCFA appartenant à des défunts qui, au lieu de soulager des familles endeuillées, s’évaporent dans les méandres d’institutions financières qui se transforme en un véritable cartel organisé pour décourager les héritiers. Bienvenue au cœur d’un scandale social où le deuil se double d’une spoliation silencieuse.
Ils sont des milliers d’orphelins et de veuves Sénégal qui vivent dans la précarité car ne pouvant plus accéder aux fonds qui dorment dans les comptes bancaires laisser le père et le mari défunt. Les banques utilisent ces fonds comme fonds de commerce et s’enrichissent au moment où des drames sociaux explose des familles. Les comptes dormant constituent un véritable gagne pain pour les banque qui demandent une panoplie de document à la famille avant de les faire paraioter pendant des années. « Au début, ils étaient polis. Puis, ils ont commencé à demander un document, puis un autre, puis le même mais légalisé ailleurs. On dirait qu’ils attendent que je me fatigue ou que je meure à mon tour » , fait savoir Aminata Diallo veuve et mère de 5 enfants qu’on a trouvé dans une situation de précarité très avancée avec sa famille. Le père était commerçant Il a laisser des économies de plusieurs années dans un compte banque aujourd’hui la famille souffre dans sa chère.
« Le compte a de l’argent c’est entre 15 et 20 millions. La banque depuis 4 ans ne veut pas nous donner l’argent. J suis obliger d’inscrire les enfants dans les écoles publiques puisque je n’ai plus rien pour payer leur scolarité dans le privé. L’ainée de la Famille travaille maintenant comme femme de ménage pour qu’on la famille ait quelques choses à manger. Pendant ce temps la banque nous fait poiroter.
Me Massokhna Kane président de SOS consommateur estime avoir pendant très longuement tiré la sonnette d’alarme sur les procédures que les banques exigent aux familles. «
Le premier obstacle c’est la liste des pièces. Certificat de décès, procès-verbal de non-conciliation, certificat d’hérédité. Ensuite, le « document manquant ». Une fois le dossier complet déposé, la banque revient vers la famille des mois plus tard : « Il nous faut l’original de tel acte » ou « Le jugement d’homologation n’est pas conforme à notre nouveau protocole interne ». Le silence radio : Les appels restent sans réponse, les gestionnaires de compte « sont en réunion » ou ont été « affectés dans une autre agence », obligeant la famille à recommencer le récit de son deuil devant un parfait inconnu. Fait savoir M. Kane.
D’après les recherches effectuées les banques utilisent ces comptes de personnes disparues ou décédées sans les déclarer ou procéder à la recherche des parents ayants droits. Elles utilisent donc les comptes dormants pour faire marcher leur business au détriment.

 

D’après l’ANSD, il y a 16, 8 millions de comptes dormant au Sénégal en 2023 ? DATE DU DERNIER RESSENCEMENT . Ce chiffre, inclue aussi les comptes de monnaie électronique. Selon la loi de 2025, un compte dormant est un compte qui reste maximum 6 mois sans aucun mouvement. Dans ce cas de figure l’institution financière a l’obligation d’essayer par tous les moyens de retrouver le propriétaire du compte. Selon le président de l’ACSIF, Famara ibrahima Sagna, « si le compte est crédité , la banque au-delà de six mois doit arrêter tous les prélèvements. Il y a une durée de 10 ans que la banque peut attendre le propriétaire, au-delà, la somme qui se trouve dans la banque est envoyée à la banque centrale. La BECEAO à son tour peut garder l’argent jusqu’à 20 ans et au-delà de cette date, l’argent est subitement versé au trésor public. » , Fait savoir , le patron de l’ Association des clients et sociétaires des institutions financières.
Malheureusement cette procédure n’est jamais respecté par les banques

La Rédaction de Sénégal Infos

Ads_Journal_Le-Verdict
Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.