La visite du Premier ministre Ousmane SONKO au pays des Hommes intègres ne fut pas qu’une simple étape diplomatique. Elle résonna comme une prière collective, une flamme ravivée, une déclaration d’amour et de combat pour l’Afrique. Sur la terre de Thomas Sankara, l’un des derniers géants de la souveraineté africaine, SONKO a parlé. Et sa parole, dense, grave, habitée, a traversé les cœurs.
Sur le plateau solennel de la RTB, le chef du gouvernement sénégalais a remonté le fil de l’Histoire. De la traite négrière aux résistances héroïques, des chaînes coloniales à l’ivresse des indépendances, il a dessiné un récit africain que trop de consciences ont oublié. Il a affirmé que l’indépendance politique n’a de sens que si elle s’accompagne d’une souveraineté économique, monétaire, culturelle et militaire. Il a clamé, avec une foi tranquille, qu’il est temps pour l’Afrique de vivre pour elle-même, et non plus à travers le prisme des autres.
Mais SONKO n’est pas venu pleurer les plaies du passé. Il a tendu une main fraternelle à tous les peuples du continent, appelant à une union sacrée. Une union au-delà des frontières, au-dessus des idéologies, en dépit des intérêts fragmentés. Une Afrique réconciliée avec elle-même, forte de ses diversités et fière de ses racines.
« Une Afrique unie dans tous les sens, dans toutes les directions, dans toutes les dimensions, à toutes les échelles », a-t-il lancé, avec une intensité qui force le silence. Un rêve ? Non, un cap. Car SONKO croit – il sait – que l’Afrique est l’avenir du monde. Non pas seulement pour ses ressources, mais pour son génie, sa résilience, sa jeunesse. Encore faut-il que ses enfants en prennent conscience.
Il a invité les Africains à lever la tête, à regarder leur terre comme un empire d’opportunités. À abandonner les complexes hérités. À reconstruire avec fierté un continent maître de son destin.
Au Burkina Faso, SONKO n’a pas seulement rendu hommage aux martyrs de la liberté. Il a rallumé un flambeau. Celui de l’Afrique des peuples, de la souveraineté intégrale, de la dignité retrouvée. Et dans le regard des jeunes burkinabè, dans la ferveur populaire de Ouagadougou, une chose est sûre : ce flambeau n’est pas près de s’éteindre.
La rédaction
