À quelques jours de l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, le président du Comité d’organisation, Mamadou Diagna Ndiaye, a plaidé pour une mobilisation diplomatique autour de cet événement historique. Lors d’un déjeuner avec les ambassadeurs, samedi 24 octobre, à Keur Ayo, il a présenté les Jeux comme un puissant instrument de soft power et une occasion pour le Sénégal de renouveler son image à l’international.
Le Sénégal ne veut pas seulement réussir l’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026. Il entend également faire de ce rendez-vous sportif une vitrine de son attractivité, de son hospitalité et de sa capacité à accueillir le monde. C’est le message porté par Mamadou Diagna Ndiaye lors d’un déjeuner avec les ambassadeurs, organisé samedi 24 octobre à Keur Ayo, en prélude aux Jeux prévus du 31 octobre au 13 novembre 2026.
Face aux représentants diplomatiques, le président du Comité d’organisation des JOJ (COJOJ) a choisi de mettre l’accent sur le soft power plutôt que sur les aspects logistiques de l’événement. « Le monde ne retient pas un pays parce qu’il a bien organisé les files d’attente. Il le retient parce qu’il a ressenti quelque chose », a-t-il déclaré, selon le projet de discours transmis.
Pour lui, Dakar 2026 doit ainsi dépasser le cadre strictement sportif. Le rendez-vous représente une occasion de renforcer l’image du Sénégal et de faire de sa jeunesse un nouvel atout de rayonnement international.
La jeunesse, nouveau levier du soft power sénégalais
Mamadou Diagna Ndiaye a rappelé que le rayonnement du Sénégal repose traditionnellement sur trois piliers : sa stabilité, la Teranga et sa diplomatie. Avec les JOJ, il souhaite y ajouter une quatrième dimension : sa jeunesse.
Le président du COJOJ a évoqué la venue annoncée de 2 700 jeunes issus de 200 pays, qui doivent vivre cette expérience olympique à Dakar, Diamniadio et Saly. Au-delà des compétitions, cette rencontre entre jeunes de différentes nationalités constitue, selon lui, une occasion de favoriser le dialogue et la compréhension entre les peuples.
« C’est ça, le soft power des JOJ. Il ne s’écrit pas dans les communiqués. Il se vit à la cantine du Village », a-t-il souligné.
À travers cette image, le responsable de l’organisation entend rappeler que l’héritage des Jeux ne se limitera pas aux infrastructures ou aux performances sportives. Il se mesurera également aux relations nouées entre les participants, aux souvenirs rapportés dans leurs pays et à la perception qu’ils garderont du Sénégal.
Les ambassadeurs appelés à prolonger le récit de Dakar 2026
Mamadou Diagna Ndiaye a également insisté sur la dimension médiatique et économique de l’événement. Il a présenté les JOJ comme une occasion de proposer un autre récit sur l’Afrique, au-delà des crises et des difficultés régulièrement mises en avant dans l’actualité internationale.
Il a notamment évoqué la présence attendue de centaines de journalistes étrangers, la formation de jeunes issus de plusieurs pays pour contribuer à l’organisation et la mise en place d’un Observatoire de l’héritage avec l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
Dans cette perspective, les ambassadeurs sont appelés à jouer un rôle au-delà de leur présence institutionnelle. Le président du COJOJ les a invités à participer aux compétitions, à mobiliser les jeunes et les diasporas de leurs pays respectifs et à prolonger, dans leurs capitales, l’expérience vécue à Dakar.
Son ambition est que les témoignages des visiteurs contribuent à installer durablement une image positive du Sénégal, y compris après la clôture des Jeux, prévue le 13 novembre.
« Dakar 2026 n’est pas une affaire du COJOJ. C’est une affaire du Sénégal », a-t-il insisté, en rappelant que la réussite de l’événement dépend également de l’implication de l’ensemble des acteurs nationaux, dont les représentations diplomatiques.
Pour le Sénégal, qui accueillera pour la première fois un événement olympique sur le continent africain, l’enjeu est donc double : organiser les Jeux dans les meilleures conditions et transformer cette première en un levier durable d’influence, d’attractivité et de coopération internationale.
