Le gouvernement conteste la légalité de la grève générale

Le ministère de la Fonction publique estime que le préavis unique déposé par les centrales ne peut couvrir les secteurs public, parapublic et privé. Il évoque des sanctions et appelle les syndicats à renoncer au mouvement

Le ministère de la Fonction publique conteste la validité du préavis unique déposé par les centrales. Il invoque les Jeux olympiques de la jeunesse, qui s’ouvrent dans dix jours.

Le gouvernement conteste d’avance la légalité de la grève générale annoncée du 21 au 23 octobre. Dans un communiqué, le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public indique avoir pris connaissance du mot d’ordre lancé par les centrales syndicales de travailleurs. Il vise à la fois les secteurs public, parapublic et privé, sur la base d’un préavis unique notifié au ministre chargé de la Fonction publique et du Travail.

Le ministère reconnaît aux travailleurs le droit de grève, mais rappelle que le dépôt d’un préavis et l’exercice de ce droit relèvent de régimes distincts selon les secteurs. Il estime qu’un préavis unique adressé au seul ministre « ne saurait servir de base légale à une grève générale » ni couvrir les agents des différents secteurs concernés.

Le texte en tire une conséquence : « la grève déclenchée en violation de cette procédure est illicite ». Les travailleurs s’exposeraient à des retenues sur salaire pour les jours non travaillés, à des sanctions disciplinaires et à la perte des indemnités et dommages-intérêts prévus en cas de rupture du contrat de travail.

Le ministère relève que le mot d’ordre intervient à quelques jours de l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse, prévue le 31 octobre. Cet événement, souligne-t-il, mobilise toute la nation et engage l’image du Sénégal à l’international. Il en appelle au « sens des responsabilités » et à « l’esprit patriotique » des organisations syndicales, pour que la continuité du service public soit préservée.

Le communiqué invite enfin les centrales à répondre favorablement à la demande du Premier ministre de renoncer à la grève, afin de promouvoir un cadre serein de dialogue et de poursuivre les discussions « au moins d’ici janvier 2027 ».

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