L’omnivore d’affaires, Monsieur Abdoulaye SYLLA, a été interpellé pour ses détournements et diverses malversations.
Introduction
Dans un climat de plus en plus tendu autour de la transparence dans la gestion des affaires publiques, l’homme d’affaires Cheikh Mbacke Gadiaga a décidé de porter plainte contre Abdoulaye Sylla, un entrepreneur sénégalais influent, pour des irrégularités présumées dans plusieurs marchés publics. Cette démarche intervient alors que la question de la lutte contre les crimes économiques est au centre des préoccupations au Sénégal, notamment avec le slogan émergent « Jubb Jubal Jubanti ». Gadiaga, en s’appuyant sur l’article 21 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, entend éclaircir la gestion opaque des ressources publiques.
Les bases de la plainte : Abdoulaye Sylla et les marchés publics
Cheikh Mbacke Gadiaga reproche à Abdoulaye Sylla plusieurs transactions douteuses dans le cadre de marchés publics qui lui ont été attribués sous l’ancien régime de Macky Sall. Parmi les affaires soulevées, il mentionne notamment le projet de l’Agence de Sécurité Sociale (ASS), les travaux à Diamniadio, l’achat d’engrais, et la construction d’un mur le long de l’autoroute à péage. Selon Gadiaga, ces marchés n’ont pas été obtenus dans la transparence, et il est indispensable de les réévaluer pour garantir une gestion saine des fonds publics.
« Si l’on veut réellement lutter contre les crimes économiques, il faut commencer par Abdoulaye Sylla », a déclaré Cheikh Mbacke Gadiaga, ajoutant que cette affaire reflète un problème plus large de mauvaise gestion des ressources publiques. Il critique Sylla pour ses ambitions politiques, estimant que celui-ci devrait d’abord clarifier sa situation et ses liens avec ces marchés avant de prétendre à un rôle dans la vie politique du pays.
Retour sur l’affaire de 2018 : Gadiaga vs Sylla
Cette démarche de Cheikh Mbacke Gadiaga ne date pas d’aujourd’hui. Le 18 mai 2018, le tribunal avait déjà condamné Gadiaga dans le cadre du dossier Abdoulaye Sylla, où il l’avait interpellé sur la gestion des marchés publics, invoquant son droit de citoyen de questionner la gouvernance. À l’époque, Maître Ciré Clédor Ly, son avocat, avait dénoncé une justice partiale, affirmant que certains magistrats n’avaient pas respecté les droits de l’homme. Il faisait également référence à des cas similaires, comme celui d’Ousmane Sonko.

En réaction à ce jugement, Maître Ciré Clédor Ly a saisi la Cour de Justice de la CEDEAO, qui a finalement condamné l’État du Sénégal dans ce dossier. Cette condamnation a mis en lumière le manque de transparence dans les procédures judiciaires liées à Abdoulaye Sylla. Cheikh Mbacke Gadiaga n’a donc pas abandonné ses démarches pour obtenir des éclaircissements, et ses actions actuelles s’inscrivent dans la continuité de ce combat entamé depuis plusieurs années.
L’article 21 : un droit à la participation et à la transparence
L’article 21 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme est central dans cette affaire. Il stipule que « Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l’intermédiaire de représentants librement choisis ». Cheikh Mbacke Gadiaga utilise cet article pour justifier son action, en affirmant que chaque citoyen a le droit de questionner la gouvernance de son pays, surtout lorsqu’il s’agit de la gestion des biens publics.
Pour Cheikh Mbacke Gadiaga, le droit de chaque citoyen à la transparence dans les affaires publiques est primordial, et il en appelle à une enquête approfondie sur la manière dont ces marchés ont été attribués et exécutés. Il affirme que la volonté du peuple, telle que définie dans l’article 21, est le fondement de l’autorité publique, et que toute tentative de détourner cette volonté par des pratiques douteuses doit être fermement sanctionnée.
Cinq dossiers en préparation
Dans le cadre de son offensive juridique, Cheikh Mbacke Gadiaga a confié la gestion de ses plaintes à l’avocat Maître Ciré Clédor Ly. Ensemble, ils préparent cinq dossiers majeurs, dont le premier concerne Abdoulaye Sylla. Les autres dossiers visent Rone Cohen, un homme d’affaires de confession juive, Amadou Sall (fils de Macky Sall), Tahirou Sarr et Farba Ngom. Ces figures sont toutes accusées d’être impliquées dans des transactions douteuses liées à la gestion du foncier et des ressources du Sénégal.
Cheikh Mbacke Gadiaga soutient que ces affaires doivent être clarifiées pour restaurer la confiance des citoyens dans leurs institutions et leur gouvernance. Il insiste sur le fait que la transparence est essentielle pour éviter les dérives et garantir que les ressources du pays soient utilisées à bon escient.
La réponse attendue d’Abdoulaye Sylla
Pour l’heure, Abdoulaye Sylla n’a pas encore officiellement réagi aux accusations portées contre lui. Cependant, l’annonce de cette plainte pourrait bien attirer l’attention du public et des autorités, d’autant plus qu’Abdoulaye Sylla est régulièrement mentionné dans les débats liés à la gestion des marchés publics. Cheikh Mbacke Gadiaga espère que ce procès permettra de lever le voile sur plusieurs transactions qui, selon lui, n’ont pas été menées de manière transparente.

Abdoulaye Sylla, qui nourrit des ambitions politiques, devra désormais répondre à ces accusations s’il souhaite poursuivre son projet de carrière dans la sphère publique.
Conclusion
L’affaire Abdoulaye Sylla, portée par Cheikh Mbacke Gadiaga, pourrait marquer un tournant dans la lutte contre la corruption au Sénégal. En s’appuyant sur l’article 21 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, Cheikh Mbacke Gadiaga rappelle que chaque citoyen a le droit de participer activement à la gestion des affaires publiques et de demander des comptes sur la manière dont les ressources du pays sont utilisées. Le dépôt officiel de la plainte contre Abdoulaye Sylla et d’autres figures influentes est attendu pour la semaine prochaine, ouvrant la voie à une possible série d’enquêtes sur la gestion des marchés publics au Sénégal.
La rédaction Sénégalinfo.sn
