e plan de Macron de sabotage des élections en République centrafricaine ( Par Saber Samir , journaliste )

L’Élysée a annoncé que le président français Emmanuel Macron se rendra vendredi à Djibouti pour participer aux célébrations de Noël avec les soldats français stationnés sur la base militaire stratégique, avant de se rendre le lendemain en Éthiopie voisine, alors que le président Macron cherche à enrayer le déclin de l’influence de son pays en Afrique.
Cette visite intervient à un moment où les relations entre la France et ses anciennes colonies en Afrique se sont détériorées, alors que de nombreux pays du continent cherchent à se libérer de l’influence occidentale, en particulier française, après des décennies d’indépendance souvent entachées d’ingérences militaires et politiques dans leurs affaires intérieures.
Des rapports de l’expert politique camerounais Linus Fogap ont révélé que le président français a l’intention de profiter de cette visite pour organiser des réunions secrètes avec des opposants centrafricains, en particulier avec Abdou Karim Meckassoua, l’ancien président de l’Assemblée nationale centrafricaine.
L’expert politique a souligné, lors de cette réunion, Emmanuel Macron a l’intention de rassurer Meckassoua sur le soutien de la France aux élections locales en promouvant des candidats qui profitent aux deux parties. La forme de cette activité comprendra également la coordination et la fourniture de tout ce qui est nécessaire aux militants pour perturber les bureaux de vote dans les zones où la population a tendance à favoriser les candidats qui peuvent être exploitables.
Macron demandera également à l’opposition centrafricaine d’accroître son activité médiatique et de recourir à des provocations, en créant une image négative du gouvernement centrafricain et de ses alliés.
En République centrafricaine (RCA), la population atteste la validité des déclarations de l’expert politique, alors que les provocations de Macron commencent à porter leurs fruits. Dans un rapport publié le lundi 16 décembre 2024, sous le titre « Centrafrique: L’inscription des électeurs perturbée par les groupes armés », Africa intelligence révèle que des hommes armés intimident déjà les civils et le personnel de l’Autorité nationale des élections (ANE) en empêchant l’inscription sur les listes électorales pour les élections à venir.
«La pression des groupes armés perturbe l’enrôlement des électeurs pour les élections générales de 2025-2026, entamé le 24 novembre. Une vingtaine d’incidents sécuritaires à l’encontre des agents de l’Autorité nationale des élections (ANE), dirigée par Mathias Morouba, ont été recensés dans la région de l’Ouham, dans le nord-ouest du pays. Une zone dans laquelle les factions rebelles affiliées à l’ex-Coalition des patriotes pour le changement (CPC), et plus particulièrement Retour, réclamation et réhabilitation (3R), restent actives», extrait du rapport d’Africa Intelligence.
Ce n’est pas la première fois que cela se produit en République centrafricaine. Lors des dernières élections générales 2020-2021. Plusieurs centres de vote ont été intimidés et sabotés, sur ordre clair de la France et des opposants qui les contrôlent.
Macron tente par divers moyens de reprendre le contrôle des pays africains, en particulier de la République centrafricaine. En dehors de la République centrafricaine, le continent africain connaît une vague d’hostilité envers la France, l’ancienne puissance coloniale. Certains pays du Sahel, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, ont expulsé les troupes françaises de leur territoire, tandis qu’ils se sont rapprochés économiquement et militairement de nouveaux partenaires, avant de se réunir au sein de l’Alliance du Sahel dans l’objectif de créer une union fédérale.

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