« Donald Trump est capable de tout »: asphyxie économique, embargo pétrolier… Quelle suite les États-Unis réservent-ils à Cuba?

Cuba est soumis à un embargo pétrolier américain depuis près de trois mois. Le gouvernement américain a accru sa pression sur l’île depuis la chute du président vénézuélien Nicolas Maduro. « Ce que les Américains sont en train de réussir à faire, c’est d’imposer des souffrances humanitaires à la population. Changer un régime est plus compliqué que cela », analyse Thomas Posado pour TV5MONDE.

S' »emparer de Cuba », « d’une manière ou d’une autre ». Après la chute du président vénézuélien Nicolas Maduro et la guerre israélo-américaine contre l’Iran, il est aujourd’hui des sujets sur lesquels les propos de Donald Trump résonnent moins creux qu’autrefois. Le président américain l’a affirmé ce lundi 16 mars: il « pense bien avoir l’honneur » de prendre l’île. « Que je la libère ou que je m’en empare, je pense que je peux en faire ce que je veux, pour vous dire la vérité. C’est une nation très affaiblie à l’heure actuelle », a déclaré le chef de la Maison Blanche.

Cuba est soumise à un blocus pétrolier américain depuis trois mois, alors même qu’elle traversait déjà une crise humanitaire sévère et sa crise économique la plus grave depuis trente ans. L’île a subi sa pire coupure de courant ce lundi. Dans certaines zones de ce pays au climat tropical, « on parle d’une heure d’électricité par jour », observe auprès de TV5MONDE Thomas Posado, maître de conférences en civilisation latino-américaine à l’université de Rouen.

Pousser à la démission Miguel Díaz-Canel

Pour l’heure, les pourparlers actuels entre le régime communiste cubain et les États-Unis n’ont rien donné. Le président cubain, Miguel Díaz-Canel, se montre même combattif. « Face au pire des scénarios, Cuba a une certitude: tout agresseur extérieur se heurtera à une résistance inébranlable », a-t-il affirmé ce mercredi dans un post X, accompagné du hashtgag #Cubatientbon.

Washington envisage-t-il une opération militaire pour déloger du pouvoir le président cubain, considéré par l’administration de Donald Trump comme intransigeant au changement? Le journal américain The New York Times a en tout cas révélé ce lundi que la Maison Blanche a demandé à Miguel Díaz-Canel de démissionner, afin que les négociations puissent avancer, citant quatre sources au fait du dossier.

« Faux », a répondu le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, ce mercredi dans un post X. Cette information se base sur les propos de « menteurs se prétendant bien informés », a-t-il affirmé. Pour autant, la pression est maintenue sur l’île. Ce, malgré le fléchissement de la position cubaine ce lundi, invitant les expatriés cubains et les entreprises étrangères à s’implanter sur l’île pour faire du commerce.

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