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Affaire Boffa-Bayotte : Les 25 inculpés ont entamé une grève, en protestation contre…

Ils l’ont fait ! Les 25 personnes placées sous mandat de dépôt, dans le cadre du dossier de la tuerie de Boffa-Bayotte en 2018, ont entamé, ce lundi, une grève de la faim. Et pour cause ! Le planificateur présumé de ce forfait, le journaliste René Capin Bassène, et ses 24 co-acolytes exigent toujours l’ouverture de leur procès.

Selon Libération Online, «pour ce premier jour de leur grève illimitée, leurs parents, leurs proches et leurs voisins ont investi la devanture de la prison de Ziguinchor». Un des leurs, Siaka Bodian : «Pour cette fois-ci, c’est-à-dire pour cette troisième grève de la faim illimitée que nos frères, pères et parents ont entamé, nous ne ferons aucune concession. Mieux, René Capin Bassène, Omar Ampoi Bodian et les 23 autres détenus ne renonceront à leur diète qu’après engagement ferme des autorités judiciaires d’ouvrir leur procès. Un procès juste et équitable.»

Porte-parole du jour du collectif des familles de détenus, Ousmane Sané affirme : «Nous confirmons que René Capin Bassène et Cie ont entamé leur grève de la faim illimitée depuis ce lundi 6 décembre 2021. D’après les informations que nous avons reçues, ils ne vont pas renoncer à leur diète. Ils exigent l’ouverture de leur procès, après un séjour carcéral de plus de quatre années. Nous lançons un appel au procureur de la République de Ziguinchor et au juge d’instruction pour leur dire que trop, c’est trop !»

Il ajoute : «Il y a des vieux parmi eux qui ne se portent pas bien. Nous sommes inquiets de leur sort, parce qu’ils sont tous dans des situations à la fois difficiles et très compliquées. Passer quatre années en prison sans être jugés, c’est difficile pour ces derniers. Leur dossier est bouclé par le procureur, mais rien n’a été fait par le juge d’instruction.»

Tout en arguant : «Je dois vous avouer que nous ne comprenons pas cette lenteur dans le dossier. Nous prenons à témoin l’opinion nationale et internationale, et nous interpellons la société civile et les organisations des Droits de l’homme afin qu’elles puissent se saisir de ce dossier, mais aussi et surtout pour que justice soit faite.»

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