AFFAIRE AZOURA FALL : Chronique d’une justice indépendante   

 L’arrestation d’Azoura Fall démontre, avec éclat, l’indépendance retrouvée de la justice sénégalaise. Loin des soupçons d’instrumentalisation d’antan, sa garde à vue rappelle à tous que la République est debout, et que nul n’est au-dessus de la loi. Pas même ceux qui ont versé leur sueur au service du Projet. Et cette rupture, le nouveau régime l’assume pleinement. Avec fierté. Avec fermeté. Avec fidélité à ses valeurs profondes.

Azoura Fall est placé en garde à vue. Il sera déféré au parquet ce mardi, d’après l’un de ses avocats, Me Bamba Cissé. Alors qu’il s’est livré lui-même aux enquêteurs de la Division spéciale de cyber-sécurité hier, il est poursuivi pour «diffusion de discours contraires aux bonnes mœurs».

A l’analyse, l’arrestation sans fioritures ni calculs de ce militant sincère démontre avec éclat l’indépendance retrouvée de la justice sénégalaise. Loin des soupçons d’instrumentalisation d’antan, cette décision rappelle à tous que la République est debout, et que nul n’est au-dessus de la loi. Pas même ceux qui ont versé leur sueur au service d’un projet national.

Azoura FALL n’est pas un homme ordinaire. Militant de la première heure, soldat aguerri de Pastef, il s’est battu avec ferveur pour l’idéal porté par le Président Ousmane Sonko. Et pourtant, en ce jour où la justice l’interpelle, c’est toute une démocratie qui se révèle dans la lumière crue de la vérité républicaine.

Le Président Ousmane Sonko, quant à lui, n’a jamais transigé avec l’éthique républicaine. Malgré son opposition farouche à l’ex-chef de l’Etat, il n’a jamais un mot déplacé à l’endroit de l’ancien Président Macky Sall, jamais une incitation à l’outrage. Au contraire, il a toujours exhorté ses militants à l’exemplarité, à la retenue, à la grandeur d’âme. Faut-il rappeler sa condamnation vigoureuse des propos déplacés du député Cheikh Abdou Bara Dolli Mbacké, au point de refuser tout contact en signe de désapprobation claire et nette ?

Le cas d’Azoura Fall est un électrochoc salutaire. Il doit servir de repère, d’avertissement, mais aussi de leçon pour tous ceux qui se réclament du projet Pastef : les temps ont changé. Les pratiques anciennes sont désormais caduques. La République nouvelle, telle que voulue par le Président SONKO, est celle de la rigueur, de la justice, de la responsabilité. Et cette rupture, le nouveau régime l’assume pleinement. Avec fierté. Avec fermeté. Avec fidélité à ses valeurs profondes.

Le cas Azoura Fall rappelle à bien des égards les affaires Ndiaga Diouf et Boughazelli. Dans le premier dossier, l’actuel ministre de la Justice qui était procureur de la République de Dakar à l’époque a été démis de ses fonctions pour avoir refusé de requérir un non-lieu total en faveur de Barthélémy Dias. Dans le second cas, Boughazelli a été poursuivi et incarcéré malgré son statut de député et son appartenance à l’Apr, parti au pouvoir au moment des faits. La moralité de l’histoire est que les hommes politiques n’ont, en réalité, une mainmise totale sur la justice. Et les magistrats savent pendre leurs responsabilités quand ils le décident.

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