Intervenant mercredi lors de l’examen du projet de loi modifiant l’article 319 du Code pénal relatif aux actes contre nature, le député Aliou Ndao a insisté sur la question de la grâce présidentielle. Selon l’ancien procureur du Crei, si le dispositif juridique n’est pas rigoureusement encadré, les personnes condamnées pourraient bénéficier de mesures de clémence à répétition. « Il faut sortir cette loi du champ de la grâce présidentielle, sinon les condamnés risquent d’être graciés à chaque fois », a-t-il averti avec fermeté.
Le parlementaire, membre du groupe de la majorité, a également mis en garde contre une criminalisation qui pourrait produire des effets contraires à l’objectif recherché. À ses yeux, qualifier ces faits de « crime » pourrait conduire à des détentions préventives prolongées et à des procédures d’instruction fastidieuses, ce qui ralentirait le traitement judiciaire des affaires. Il estime dès lors que la voie correctionnelle reste la plus appropriée pour juger ces actes, car elle permet des procédures plus rapides et des décisions plus directes.
